Parce qu’elle est partie,
Il me faut déchirer mon vêtement.
Par quel remède pourrais-je donc
Guérir la blessure de mon cœur ?
Ouvrez-moi la porte de la taverne,
Afin qu’un instant seulement
Je confie mon secret au vin
Et fasse du buveur mon confident.
Garde-toi de dévoiler
Ce que mon cœur t’a confié,
De peur que, consumé par le chagrin,
Je n’arrache le cœur du vieux maître de la taverne.
Grâce à la jarre,
Qui par compassion partage ma peine,
Sur la scène de ton amour
Je mêle au mortier les secrets de l’invisible.
Un jour, je quitterai
Le campement de son amour ;
Et de sa demeure
Je disperserai tous les habitants.
Ô Toi, l’Inconnu,
Idole présente en tout lieu, apparais !
Afin que, bouleversé jusqu’au fond du cœur,
Je porte la main à mon visage