Exile en Irak

Exile en Irak

Le 13 Mehr 1344 (Hégire solaire/ Le 5 octobre 1965 de l’ère chrétienne) l’ImamKhomeini (Que DIEU le bénisse) accompagné par son fils Ayatollah Seyyid Mustafa (Que DIEU le bénisse) fut emmené de la Turquie vers son second lieu d’exil en Irak. Il effectua le pèlerinage des sanctuaires abritant les très purs Imams (Que La Paix de DIEU soit sur Eux) dans les villes de Kazimayn, Samara et Karbala et une semaine plus tard il gagna son lieu de résidence à Najaf. L’accueil chaleureux que lui avaient réservé les séminaristes et le peuple dans toutes ces villes prouvait que le message du soulèvement du 15 Khordad(Le 5 juin) avait trouvé ses partisans en Irak et à Najaf contrairement à ce que s’imaginait le Shah et son régime. La courte discussion entre l’Imam (Que DIEU le bénisse) et l’émissaire d’Abdel Salam Aref le président irakien de l’époque et le refus absolu de l’Imam (Que DIEU le bénisse) de participer à une quelconque interview radio-télévisée attestèrent dès le début de sa détermination à ne jamais laisser le régime au pouvoir à Bagdad ni celui de Téhéran remettre en cause l’authenticité même du combat divin. Sa détermination ne varia pas d’un iota durant tout son séjour en Irak ce qui le plaça parmi les rares guides politiques du monde à n’avoir jamais conclu d’accords politiques par résignation même lorsque les difficultés étaient à leur maximum, ni à n’avoir jamais transigé sur leurs idéaux. En pleine tension entre les deux régimes iranien et iraquien il aurait suffi à l’Imam (Que DIEU le bénisse) d’émettre un simple appel pour parvenir à rassembler l’ensemble des moyens nécessaires afin de diriger la lutte exclusivement en direction du Shah et de son gouvernement. Non seulement il ne le fît pas mais, en outre, il porta la lutte sur les deux fronts à la fois ce qui le conduisit au seuil du soulèvement et de l’affrontement contre la junte militaire au pouvoir à Bagdad. Sans la vigilance avisée de l’illustre Imam (Que DIEU le bénisse) la grande Révolution islamique aurait été entrainée vers l’alignement et la défaite à l’image de ces blocs, de ces mouvements et de ces partis politiques iraniens qui c’étaient laissés abuser. Le séjour de l’Imam (Que DIEU le bénisse) à Najaf dura treize longues années durant lesquelles les pressions et les restrictions diminuèrent considérablement comparé à celle subies en Turquie. Curieusement ceux qui émirent le plus de reproches et exprimèrent le plus d’hésitation à son encontre ne furent pas ses ennemis directs mais plutôt les prétendus religieux cachés derrière le masque de la religion et épris de ce monde. Leurs attaques disproportionnées furent si abondantes et si blessantes que l’Imam (Que DIEU le bénisse) malgré toute la patience qui le caractérisait évoqua avec tristesse les conditions particulièrement difficiles de la lutte durant cette période-là. Mais toujours est-il qu’aucune de ces difficultés ne purent l’empêcher de poursuivre le noble chemin qu’il s’était volontairement fixé.

 

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