Selon Jamaran, le Guide de la Révolution islamique a déclaré dans son message adressé au congrès, organisé au sanctuaire de l’Imam Reza à Mashhad :
"La prière obligatoire n’est pas seulement un devoir individuel. Selon l’enseignement du Coran, l’établissement de la prière est l’un des premiers fruits et l’un des signes du gouvernement des hommes vertueux :
'Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la prière.'"
Il ajoute que la présence de ce verset immédiatement après celui qui promet l’aide divine à ceux qui soutiennent la cause de Dieu montre, selon lui, la place particulière de la prière dans le combat.
"L’établissement de la prière, en tant qu’appui solide pour se souvenir de Dieu, espérer en Lui et Lui faire confiance, joue un rôle particulier dans le combat, la conquête et la victoire, notamment dans l’épreuve à laquelle le peuple iranien est aujourd’hui confronté."
Il estime que la population iranienne dispose aujourd’hui de davantage de moyens et de force et que chaque citoyen est concerné par l’injonction coranique :
"Accomplissez la prière."
Il attribue également une responsabilité particulière aux personnes et aux institutions qui exercent une influence sur la société : parents et familles, enseignants, amis, professeurs, élites, personnalités connues, mosquées, lieux de prière du vendredi, écoles, universités, séminaires religieux, médias audiovisuels, acteurs culturels et sociaux ainsi que le Bassidj, surtout lorsqu’ils travaillent auprès des adolescents et des jeunes.
Texte intégral du message
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Accorder toute l’attention nécessaire à l’établissement de la prière, et plus particulièrement organiser le Congrès national de la prière, fait partie des initiatives nécessaires qui ont été lancées dans le pays au début des années 1990, grâce aux efforts de l’érudit engagé et proche du peuple, professeur du Coran et prédicateur expérimenté, Hojjatoleslam val-Moslemin Qaraati, que ses bénédictions perdurent.
L’attention particulière accordée à cette question par le grand dirigeant martyr, que Dieu élève son rang, ainsi que ses recommandations importantes, constantes et insistantes dans ses messages adressés aux trente-deux précédentes éditions de ce congrès renforcent encore l’importance de cette orientation.
Il ne fait aucun doute que parler ou écrire sur la prière exige une hauteur comparable à celle de la Révélation divine, des paroles du noble Prophète, que Dieu le bénisse ainsi que sa famille, et des Imams infaillibles, que la paix soit sur eux.
Une plume comme la mienne est trop modeste pour prétendre écrire sur toute la profondeur des enseignements contenus dans la prière.
Cependant, l’identité et les exigences propres à la société islamique, ainsi que les devoirs de ceux qui la servent, en particulier celui qui assume la direction de la Révolution islamique, exigent que je rappelle quelques points, à moi-même d’abord, puis à l’ensemble de la population et aux responsables.
La prière est l’un des plus beaux dons accordés par Dieu Tout-Puissant.
Elle est l’un des fondements, des symboles et des piliers de la religion. Elle constitue pour chacun de nous un lien permettant d’établir une relation proche et directe avec la source divine, infinie et éternelle.
Elle est un moyen de salut et de réussite, ainsi qu’un élément essentiel de la vie vertueuse.
Elle offre à l’être humain un soutien durable et une réserve qui ne s’épuise pas dans son combat contre les faiblesses de son âme et contre les maux du monde.
Elle est aussi une source d’amour, d’espérance, de bonté et de sérénité. Les bénédictions divines et l’abondance des bienfaits augmentent grâce à l’accomplissement de la prière et à la demande de pardon.
La prière n’est pas seulement une obligation individuelle
La prière obligatoire ne constitue cependant pas uniquement un devoir individuel.
Selon l’enseignement du Coran, son établissement est le premier fruit et l’un des signes du gouvernement des hommes vertueux :
"Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la prière."
Le fait que ce verset apparaisse immédiatement après le passage de la sourate Al-Hajj dans lequel Dieu promet Son soutien à ceux qui défendent Sa cause montre que l’établissement de la prière, en tant que soutien solide au souvenir de Dieu, à l’espérance et à la confiance en Lui, joue un rôle particulier dans le combat, la conquête et la victoire.
Cela vaut tout particulièrement pour l’épreuve à laquelle le peuple iranien est confronté aujourd’hui.
Aujourd’hui, alors que les conditions permettant au peuple iranien de disposer de davantage de puissance sont réunies plus que jamais, chacun des membres de cette nation est concerné par l’ordre divin répété :
"Accomplissez la prière."
Mais la responsabilité ne repose pas uniquement sur les individus.
Toutes les personnes ayant une influence sur la société ont une responsabilité supplémentaire : les pères et les mères, les familles, les enseignants et les amis, les professeurs et les élites, les personnalités connues et les personnes célèbres.
Il en va de même pour toutes les institutions qui participent à la formation de la culture : les mosquées, les prières du vendredi, les écoles, les universités, les séminaires religieux, la radio et la télévision, les acteurs culturels et sociaux ainsi que les forces populaires du Bassidj.
Cette responsabilité est encore plus importante pour ceux qui travaillent directement avec les adolescents et les jeunes.
Enraciner la prière dans la société
L’établissement de la prière à tous les niveaux de la société est l’une des questions les plus importantes pour un pays qui porte le drapeau de l’islam authentique du Prophète Mohammad et qui considère comme un honneur d’avoir instauré un gouvernement islamique.
Cette démarche est nécessaire pour avancer de l’étape du mouvement et de la Révolution islamique vers celle d’une société islamique. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera possible d’atteindre l’étape d’une civilisation islamique.
Deux éléments sont essentiels pour avancer dans cette direction.
Le premier consiste à faire de la prière une pratique profondément enracinée, largement répandue et partagée par l’ensemble de la société.
Le second consiste à encourager chacun à l’accomplir de la meilleure manière possible.
Faire vivre les mosquées et prendre les dispositions nécessaires pour augmenter la participation aux prières collectives et aux prières du vendredi, tout en améliorant leur qualité, font partie des moyens permettant d’atteindre cet objectif.
Dans tous ces domaines, les imams des prières collectives et du vendredi ont un rôle important. Ils doivent être un refuge pour la population, savoir l’écouter et accueillir ses préoccupations.
J’espère que, par la grâce divine et grâce à l’attention et aux prières particulières de notre Maître, que Dieu hâte sa délivrance, notre cher peuple et notre pays réussiront dans l’établissement de la prière et pourront bénéficier de ses bienfaits et de ses bénédictions.