
La pensée politique repose sur des principes relativement fixes, mais les opinions politiques peuvent changer selon les circonstances : c'est à partir de cette distinction que l'article reconstruit la position de l'imam Khomeini envers les États-Unis. Deux principes fixes encadrent la question : le refus de dominer comme d'être dominé, inscrit dans la Constitution, et la priorité donnée aux relations d'amitié avec toutes les nations. L'article retrace la genèse de l'hostilité de l'imam envers Washington, du pacte de la CENTO à la capitulation, rappelle qu'il n'a jamais mis les États-Unis sur le même plan qu'Israël ou l'Afrique du Sud de l'apartheid, et montre qu'il a laissé la porte ouverte à des relations sous conditions. Conclusion : la rupture n'était pas un principe permanent mais une opinion politique liée aux circonstances, et si des éléments montraient qu'une négociation directe produirait un engagement constructif et modérerait la conduite américaine, elle trouverait sa place dans la logique même de la pensée de l'imam, à condition de respecter la Constitution et d'avoir l'accord de principe de la majorité de la nation.
vendredi, mai 15, 2026 03:18
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