Partout où tu poses le pied,
Sa beauté se révèle clairement ;
Partout où tu inclines le front,
Se trouve le sanctuaire de cette Beauté véritable.
Tous errent, égarés,
Dans les boucles défaites du Bien-Aimé ;
Et dans la douleur de Son absence
S’élèvent tant d’ardeur, de cris et de tumulte.
Toutes les beautés se sont inclinées
Devant l’éclat de Ta beauté ;
Quel est donc ce doux tourment
Qui devient un trésor pour le jeune comme pour le vieillard ?
Les amants sont les dignitaires
Du royaume spirituel ;
Mais le plus honoré de tous
Est celui qui mendie à la cour de Ta beauté.
Celui qui trouve refuge auprès de Toi
Se détourne de toute vanité ;
Ô Toi que les mondes ont négligé,
Ne songeras-Tu donc jamais à nous ?
Ôte ce manteau souillé
Et brise l’idole de l’ego ;
Établis-toi au seuil de l’amour,
Car ce seuil est lui-même la direction de la prière.