Dans ses mémoires, l'ayatollah Hossein Mazaheri, maître en éthique islamique, revient sur les années que l'imam Khomeiny a passées en exil à Najaf, évoquant sa dévotion envers la famille du Prophète et décrivant ainsi sa façon de réciter la Ziyarat Achoura :
« Durant les quinze années que l'imam a passées à Najaf, il se rendait chaque soir, trois heures après le coucher du soleil, au sanctuaire de l'imam Ali pour réciter la Ziyarat Jame'eh et la Ziyarat Amin Allah. Ce rituel quotidien n'a jamais été interrompu, sauf en de rares occasions où l'imam était malade ou lorsque la loi martiale était en vigueur.
Haj Agha Mostafa Khomeiny a rapporté qu'un soir, une tempête faisait rage et qu'il était très difficile de sortir. Il dit alors à son père : "L'Émir des croyants n'a pas besoin que l'on soit près ou loin de lui ; la Ziyarat Jame'eh que vous récitez d'habitude au sanctuaire, récitez-la ce soir à la maison." L'imam répondit : "Ô Mostafa ! De grâce, ne nous dépossède point de notre nature populaire, ni de cette simplicité d'âme qui est nôtre."
L'imam se rendait également à Kerbala la plupart des jours de pèlerinage pour visiter le sanctuaire de l'imam Hossein. Durant les dix premiers jours de Moharram, il récitait chaque jour la célèbre Ziyarat Achoura, accompagnée de cent salutations et cent malédictions. »
Extrait du livre « Sabztar az Sabz » (Plus vert que le vert), p. 13, hiver 1999-2000.