La libre pensée de l’imam Khomeini :

La libre pensée de l’imam Khomeini :

On peut penser que l’imam critiquait les œuvres des anciens et qu’il avait bloqué la voie à toute discussion et opinion scientifique dans ses séances avec les étudiants.

On peut penser que l’imam Khomeinicritiquait les œuvres des anciens et qu’il avait bloqué la voie à toute discussion et opinion scientifique dans ses séances avec les étudiants. Pendant que selon les témoignages de ses étudiants, ce n’était pas le cas. L’imam était ouvert aux discussions et il donnait à chaque participant dans ses cours la possibilité de poser des questions. L’imam Khomeini (ra) voulait que ses étudiants aient une libre pensée et expriment librement leurs points de vue, et non ses pensées sur la philosophie et la jurisprudence et ses principes. Par conséquent, on peut dire que fondamentalement, la critique et l’acceptation de la critique dans la vie et la tradition de l’imam Khomeini (ra) avaient une place honorable.

Ayatollah Amid Zanjani dit :

L’une des dimensions proposées par l’imam Khomeini à Najaf qui était nouveau dans le centre d’instruction islamique de Najaf était la critique dans la jurisprudence. À Najaf, les personnalités jouissaient d’une grande valeur. En d’autres termes, la question du standard était soulevée en premier avant celle de l’argument. L’imam avait brisé cette barrière… Bon nombre d’autorités s’étonnaient que l’imam les écoute attentivement avant de leur répondre. Si dans certains des cours auxquels nous assistions, personne ne posait de questions, c’était parce que le cours était commun et appartenait à tout le monde. Par conséquent, personne ne pouvait soulever d’objections ou de problèmes.    

Il va sans dire que l’imam est le fruit des savants libres et pieux tel que le regretté Ayatollah Shahabadi, chez qui il a progressivement acquis des compétences morales, notamment dans le domaine du dialogue et de la communication scientifique. On entend dire qu’une fois il avait dit à propos de son enseignant qu’un jour quelqu’un était venu lui présenté des conférences et qu’il avait dit que tout ce que celui-ci disait, était de lui et avait demandé à la personne ce qu’il avait écrit et où était ses idées à lui. Qu’il avait dit par la suite que si la personne n’avait pas d’idées à exposer, qu’il dise au moins quelque chose en commentaire afin de se distinguer. (Les

histoires particulières de la vie de l’Imam Khomeini [ra], vol. 5, P. 137)

Il a été dit que l’imam Khomeini (ra) afin d’encourager ses étudiants à la recherche et à la créativité dans le domaine de la jurisprudence, disait :

« Ce n’est pas une séance de chant mélancolique ! Pourquoi vous ne vous opposez pas à ce que je dis ? » (Ibid, P. 86)

Ou encore, il disait :

« La séance de cours est une séance de discussion et d’échange et non une séance de prédication et de sermon ! Pourquoi êtes-vous silencieux et ne dites rien !? » (Ibid, vol. 2, p. 25)

Il disait aussi :

« Nous sommes dans une séance de cours, et sa particularité est que quelqu’un doit émettre des objections, s’opposer et porter des critiques. » (Extrait de l’histoire de la vie de l’imam Khomeini [ra], vol. 5, P. 87)

Le point important ici est que l’imam Khomeini l’imam Khomeini a suivi cette méthode non seulement dans le cercle éducatif des circonscriptions de Qom et Najaf, mais aussi dans le domaine de l’orientation politique et révolutionnaire. C’est-à-dire qu’il n’est pas possible de trouver parmi les responsables du système quelqu’un qui peut dire que l’imam était contre les critiques. L’imam, tout en faisant preuve de rigueur et de détermination dans ses positions sociales et religieuses, n’empêchait personne d’émettre des idées ou de porter des critiques et ne rejetait pas les opinions favorables et justes des autres. À paris, il avait accepté de rencontrer les dirigeants de partis et mouvements politiques et religieux afin de discuter du pays et du changement de régime. Il leur avait donné l’occasion d’exposer leurs points de vue. En d’autres termes, l’imam n’avait jamais été bouleversé d’entendre ou d’écouter les points de vue contraires aux siens. Au contraire, il les écoutait puis les analysait afin d’exposer leurs points positifs et leurs manquements.

(Les principes de la morale sociale islamique, du point de vue de l’imam Khomeini, Aboul-Fazl Hédayati, P. 144-149)

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