Comment le père de l’Imam Khomeini était-il tombé en martyr ?

Comment le père de l’Imam Khomeini était-il tombé en martyr ?

En l’an 1320 AH, Adhad-ul-Sultan était le gouverneur de l’Irak (l’actuel Arak) et le sous-gouverneur de Khomein était sous son autorité. Au cours de cette année, le niveau d’agressivité des nobles avait augmenté considérablement et la situation de Khomein était devenue très défavorable et inquiétante.

L’Ayatollah Passandideh, le frère ainé de l’Imam Khomeini qui a assisté l’Imam Khomeini pendant les années de lutte contre le régime Pahlavi, a rapporté dans ses souvenirs d’enfance comment leur père était tombé en martyr et il a également parlé de l’injustice et de l’oppression des chefs locaux de Khomein.

Dans ce qui suit, on peut lire le témoignage de l’Ayatollah Passandideh sur comment le père de l’Imam Khomeini était tombé en martyr :

En l’an 1320 AH, Adhad-ul-Sultan, était le gouverneur de l’Irak (l’actuel Arak) et le sous-gouverneur de Khomein était sous son autorité. Au cours de cette année, le niveau d’agressivité des nobles avait augmenté considérable et la situation de Khomein était devenue très défavorable. Cependant, notre père s’opposait à eux…

Ils ont ainsi décidé de faire sauter notre père de leur chemin. Mon père qui voyait la situation très déréglée a décidé de se rendre en Irak (Arak) pour présenter la situation au gouverneur et solliciter ainsi son assistance. Jafar Gholikhan et Mirza Gholi Soltan, deux des personnes sinistres de Khomein, avec l’excuse d’aller voir le gouverneur pour obtenir de lui un métier, ont aussi décidé de partir avec notre père. Ils viennent auprès de notre père et disent : « amenez-nous aussi en Irak, afin qu’on puisse obtenir un métier de Adhad-ul-Sultan ».

Mon père  dit : « Ce n’est pas nécessaire que vous veniez avec moi, j’obtiendrai du travail auprès du gouverneur pour vous », et ils sont alors restés à Khomein.

Pendant ce temps, la femme de l’une de ces deux personnes, qui était la fille de Sadr al-Olema,  informe notre père que ces deux personnes ont à son égard des pensées néfastes. Notre père prend la route pour l’Irak accompagné de 10 à 15 chevaliers et tireurs. Le voyage pour l’Irak durait deux jours.

En chemin, ils s’arrêtent pour passer la nuit et au lendemain matin, c’est-à-dire le douze Dhul-Hejja, à leur réveil, ils constatent que deux chevaliers sont en train de se diriger vers eux. Ces deux chevaliers étaient Jafar Gholikhan et Mirza Gholi Soltan. Notre père leurdit : « N’était-il pas prévu que vous ne veniez pas  ?! » Et ils répondent : « Nous ne pouvions pas respecter cela ! » Ils présentent alors quelques sucres candis à notre père puis soudainement, ils prennent le fusil sur le dos de l’un des compagnons de notre père et tirent sur Sayyed Mustapha à bout portant. Le tir  touche le cœur et la balle transperce également le Saint Coran qui était dans sa chemise. Après avoir été touché par la balle, notre père tombe du cheval et rend l’âme alors qu’il n’avait pas plus de 42 ans. Les chevaliers qui étaient restés en retrait s’étaient rendus rapidement sur la scène lorsqu’ils avaient entendu le coup de feu et à leur arrivée, ils avaient constaté que le corps sans vie de notre père était couché sur le sol. Les chevaliers avaient pris soin de son corps jusqu’à ce que la nouvelle atteigne Arak. Les deux assassins eux avaient pris la fuite et s’étaient dirigés vers l’un des villages d’Aligudarz.

(Les souvenirs de l’Ayatollah Pasandideh, le frère de l’Imam Khomeini (paix à son âme), p. 19 et 20.)     

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