Est-ce que le fondateur de la République islamique se considérer contraint de respecter la constitution ou se supposait-il des privilèges au-dessus de la constitution ?

Rubrique : Politique et Socioculturelle.
Est-ce que le fondateur de la République islamique se considérer contraint de respecter la constitution ou se supposait-il des privilèges au-dessus de la constitution ?

Rubrique : Politique et Socioculturelle.

Est-ce que le fondateur de la République islamique se considérer contraint de respecter la constitution ou se supposait-il des privilèges au-dessus de la constitution ?

Réponse :

Comme le démontrent les propos et les actes de l’Imam Khomeiny (paix à son âme), en plus d’insister formellement et fréquemment sur l’appui de la République islamique sur l’opinion publique et la nécessité de respecter le droit, définissant le destin de la population, il considérait qu’il l’avait le devoir de respecter toutes les lois, dont la constitution avant tout. Même dans les questions exécutives, judiciaires et législatives, il n’interférait pas, malgré le fait que ces trois pouvoirs, au début de la révolution, étaient confrontés à de nombreuses difficultés. Il encourageait les gens de fonctionner dans le sens de la loi et de ne s’appuyer que sur la loi. Il est tout à fait évident que pour un guide qui a orienté la grande révolution et l’a conduite à la victoire, nous accordons un droit au-delà de la constitution, qui lui permet d’interférer en cas d’urgence, afin de préserver la souveraineté du système révolutionnaire, nouvellement mise sur pied et d’intervenir chaque fois qu’il voit la révolution et la république face au danger de la tromperie, de la supercherie, de la ruse et des complots de l’ennemi. Cependant, comme le démontre la vie de l’Imam, ces cas ont été très rares. Les deux citations ci-dessous indiquent son point de vue par rapport à ce sujet :

« Le vilayet-e Faqih est le leadership sur les affaires, afin d’empêcher les affaires de sortir de de leurs cadres respectifs. Qu’il supervise l’assemblée et le président de la République, pour qu’ils ne commettent pas la moindre faute. Qu’il veille sur le Premier ministre, afin qu’il ne commente pas de faute. Qu’il veille sur tout le système et sur l’armée afin qu’ils ne commettent pas de faute. Nous voulons barrer la route à la dictature, nous ne voulons pas être des dictateurs. Nous voulons être des anti-autocrates. Le vilayet-e Faqih s’oppose à la dictature, ce n’est pas la dictature ». (Sahifeh-ye Imam, vol. 10, p. 311).  

« L’islam, est une religion de loi. Même le prophète ne pouvait pas agir contre la loi et il ne le faisait. En outre, il ne pouvait pas le faire. Dieu dit au prophète que s’il disait même une petite lettre de travers, il lui couperait la veine du cœur. Le décret est la loi. Hormis la loi de Dieu, personne n’a le pouvoir. Le gouvernement et le pouvoir n’appartiennent à personne, ni au savant ni au non-savant, tous agissent sous le regard de loi et ils sont tous les sujets de la loi. Ils sont tous les exécuteurs de la loi, le savant comme le non-savant. Ils sont tous les sujets et les exécuteurs de la loi ». (Sahifeh-ye Imam, vol 10, p. 353).

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