Ce jour-là, l'imam Khomeini signa un décret adressé à l'état-major conjoint de l'armée, destituant sans appel celui qui en détenait alors les rênes. Le texte du décret, sobre et sans équivoque, était ainsi rédigé :
« Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.
À l'état-major conjoint des forces armées de la République islamique d'Iran.
M. Abolhassan Bani Sadr est relevé de son commandement des forces armées.
Rouhollah al-Moussavi al-Khomeini »
Cette révocation s'appuyait sur les dispositions de l'article 110 de la Constitution iranienne, qui confère au Guide de la Révolution la prérogative exclusive de nommer et de révoquer les hauts commandants des forces armées, ainsi que d'en assumer personnellement le commandement suprême.
(Source : Sahifeh Imam, vol. 14, p. 420)