Hussein Kamali : « On retrouve chez Trump la concentration de tous les mauvais traits »

Hussein Kamali : « On retrouve chez Trump la concentration de tous les mauvais traits »

Le président de la Maison des partis, Hussein Kamali, estime que le soutien du peuple aux négociateurs renforce leur capacité à défendre les intérêts du pays. Selon lui, la confiance nationale constitue un atout essentiel dans toute démarche diplomatique, car elle donne davantage de poids aux responsables chargés de parler au nom de l’Iran.

« Le peuple iranien est, de tous les peuples, celui qui aime le plus son pays », affirme-t-il, en soulignant que cette conscience nationale doit se traduire par une solidarité concrète avec ceux qui portent la voix du pays dans les discussions internationales.

Dans cet entretien, Kamali revient sur la situation de l’Iran, du monde, du Moyen-Orient et du golfe Persique. Il critique sévèrement l’ordre mondial dominé par les États-Unis, qu’il décrit comme un système centré sur la puissance américaine. À ses yeux, Washington ne se contente pas d’exercer une influence politique et militaire : il cherche à imposer une hiérarchie internationale où les autres nations doivent rester dépendantes et soumises.

Il évoque notamment la domination du dollar, la puissance financière américaine et la supériorité militaire des États-Unis sur les mers. Selon lui, ces instruments ont permis à Washington d’établir un rapport de force défavorable aux autres pays. Il considère que l’attitude américaine envers les États du monde, y compris les alliés européens, est marquée par le mépris et l’unilatéralisme.

Kamali prend aussi Donald Trump pour cible, estimant que son comportement concentre « toutes les mauvaises caractéristiques ». Cette formule sert, dans son propos, à illustrer une personnalité qu’il juge brutale, arbitraire et représentative d’une politique étrangère arrogante. Il compare également cette posture à des figures historiques perçues négativement dans la mémoire politique et religieuse.

Au-delà de cette critique, l’interview insiste sur les droits souverains de l’Iran. Kamali rappelle que les questions liées au nucléaire, aux eaux territoriales et au détroit d’Ormuz relèvent du droit international et de la souveraineté nationale. Il rejette toute logique de pression ou de contrainte, qu’il associe à une forme de « loi de la jungle » dans les relations internationales.

Sur le plan intérieur, il plaide pour une plus grande confiance envers les responsables mandatés pour négocier. Selon lui, les divergences politiques ne doivent pas affaiblir la position du pays ni compliquer le travail de ceux qui représentent l’État à l’étranger. Il estime que les décisions majeures peuvent, si nécessaire, être soumises à l’avis du peuple, afin de garantir leur légitimité et leur adhésion nationale.

L’entretien s’élargit ensuite aux conséquences de la guerre et aux difficultés économiques. Kamali évoque des dommages importants touchant plusieurs secteurs industriels, notamment l’acier, la pétrochimie et certaines unités pharmaceutiques. Il alerte également sur la flambée des prix, les pénuries et les comportements spéculatifs qui aggravent le quotidien des citoyens.

Enfin, il reproche aux autorités de ne pas agir avec assez de fermeté contre les pratiques de stockage abusif, de surfacturation et de profit excessif. À ses yeux, la défense des intérêts du pays passe aussi par une réponse énergique face aux déséquilibres économiques et aux abus qui fragilisent la société.

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