Malgré des décennies d'efforts institutionnels pour faire connaître l'imam Khomeini, sa pensée reste étrangère à la majorité des jeunes de la troisième génération de la révolution. L'article commence par recenser les arguments de ceux qui contestent ce constat : télévision d'État, publications, cours obligatoires à l'université, colloques, camps de formation, budget public dédié. Il leur oppose ensuite un sondage mené en 2005-2006, qui montre que même les étudiants ayant suivi ces cours n'atteignent pas un niveau de connaissance minimal. L'auteur avance alors quatre explications : la distance entre une pensée exigeante et la culture ambiante, l'absence de bons commentateurs capables de la rendre accessible, l'hostilité d'adversaires de tous bords, y compris parmi des disciples qui n'en retiennent qu'une facette, et enfin l'instrumentalisation politique qui détourne les jeunes de cet héritage.
mardi, juin 09, 2026 02:48
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