Est-ce que la France soutenait le fondateur de la république islamique dans son combat ? Catégorie : Politique & Histoire.

Est-ce que la France soutenait le fondateur de la république islamique dans son combat ? À cette époque, qu’est-ce qui s’est passé pour que la république française admette la publication des interviews révélatrices de l’Imam Khomeiny ?

Catégorie : Politique & Histoire. Les questions sur l'Imam Khomeiny

Est-ce que la France soutenait le fondateur de la république islamique dans son combat ? À cette époque, qu’est-ce qui s’est passé pour que la république française admette la publication des interviews révélatrices de l’Imam Khomeiny ?

 

Réponse :

D’après les déclarations de certains opposants de la révolution islamique, Shah avait été satisfait lorsqu’il avait appris que l’Imam s’était rendu à Paris. Car il s’imaginait que, comme l’Imam s’était rendu en Europe et qu’il avait de bonne relation avec l’occident, il pouvait faire de l’occident l’axile de son ennemi le plus sérieux. Il s’imaginait également que le journalisme transparent européen allait faire en sorte que les européens se moquent de la position de l’Imam Khomeiny (paix à son âme) envers lui, qui selon lui était austère, et que cela allait le marginaliser. Cependant, il était également inquiet que les discours de l’Imam (paix à son âme) se propagent plus et que la révolution trouve plus de soutiens. C’est pourquoi, il a demandé à la France de limiter l’Imam (paix à son âme). Suite à cette demande, le gouvernement français a interdit aux proches de l’Imam d’effectuer des interviews et de procéder aux publications dans le pays. Cependant la France n’a jamais pu confiner l’Imam à cause de l’amorce qui avait été lancé depuis Najaf et que le feu hajj Ahmad aghaa a présenté en ces termes :   

« L’interview de l’Imam avec le journal Le monde (à Najaf), a été suivi des demandes répétées des maisons de presses, des magazines et des chaînes de radiotélévision du monde entier pour interviewer l’Imam. Beaucoup de demandes d’interview ont été formulées afin d’apaiser le soif du savoir des esprits du monde politique concernant la situation de l’Iran et les aspects de la pensée de l’Imam. Cette entrevue était si claire et précise qu’elle a suscité beaucoup de doutes concernant l’Iran qui à cette époque était considéré comme une île sûre et calme. Tout le monde voulait savoir comment l’Imam arrivait à flairer une forte détonation dans une chambre de 6 mètre carré et comment il a promis et annoncé la grande révolution islamique. D’un autre côté, l’Iran et l’Irak étaient plus plongés dans la peur et la crainte que d’autres pays de la région, parce que l’Imam étant en Irak dirigeait toujours les opérations en Iran. Les irakiens officiellement ont annoncé que l’Imam n’avait pas le droit de donner des interviews et si quelqu’un voulait effectuer une interview avec lui, il devrait passer par eux. Simultanément avec ces pressions, nous avons accepté la demande d’interview de la radiotélévision française. Avant l’arrivée des journalistes français en Irak, les services de sécurité irakienne ont été informés de la situation et ils ont mis tous les moyens en œuvres afin d’empêcher cette interview. J’ai parlé du projet à mes amis intimes et nous nous étions engagés de faire en sorte que les agents de sécurité ne soient pas informés du projet. Les agents de sécurité irakienne contrôlaient attentivement le boulevard et la rue où se trouvait la maison de l’Imam Khomeiny. À travers l’un des étrangers, nous avons demandé aux journalistes de prendre une voie qui n’était pas sous le contrôle des agents de sécurité après leur entrée sur le territoire irakien, et nous avons prévu nous rencontrer avec eux dans l’une des rues les plus lointaines de Najaf et nous leurs avons demandés d’entrer dans la maison de l’Imam par une autre porte qui n’était presque pas surveillée par les agents de sécurité. Les journalistes avaient laissé leurs appareils de filmage dans la rue qui du fait de leur poids devaient être  passés par la rue principale qui était sous le contrôle des agents de sécurité. Peu de temps après le  transfert des appareils de filmage dans la maison et la découverte de la situation par les agents, les agents se présentent à la porte de l’Imam afin d’empêcher l’interview. Après qu’ils étaient entrés, j’ai fermé la porte derrière eux et ils ont constaté qu’ils venaient de se faire enfermer dans notre maison et qu’ils étaient impuissants face à cette situation. Malgré leurs efforts pour sortir de la maison, je les empêchais. Après la fin de l’interview les journalistes sont partis, et j’ai ouvert la porte et les agents de sécurité se sont précipités de quitter la maison, ou bien leur prison. Nous avions appris plus tard que les journalistes ontété arrêtés à Bagdad, cependant ils avaient pu à congédier les enregistrements.

À la suite de cette situation, l’attitude et le comportement du gouvernement irakien envers l’Imam et ceux qui ont permis la réalisation de cette interview était devenu très violent et rigoureux. Peu de temps après, l’Imam a pris la route du Koweït, ensuite il s’est rendu en France. Le gouvernement français a interdit la diffusion des interviews de l’Imam et ne permettait à personne d’effectuer une interview. Jusqu’à ce jour, l’interview que la chaîne radiotélévision France avait effectuée avec l’Imam, n’a pas encore été diffusée. Un jour j’ai vu que cette interview a été publiée par le journal le Figaro et après j’ai appris que Figaro avait acheté cette interview de la radiotélévision France à une somme équivalant à cinq cent mille tomans. Le début des interviews de l’Imam est une autre histoire intéressante dont j’ai parlé une autre fois de plus. Le début des interviews de l’Imam s’effectuait sous forme de pourparlers et de causerie et ce n’était pas sous forme de questions réponses, mais plutôt une conversation entre lui et l’éditeur en chef du journal le Monde ou du journal le Figaro ou autre personne. C’était ces conversations qui étaient publiées et eux-mêmes disaient que ceci n’a rien à voir avec ce que l’état avait interdit. Pour finir, l’opinion publique française avait contraint en quelque sorte le gouvernement français à libéraliser les interviews de l’Imam. » (Sahifeh-ye Imam, vol.3, p.466-467).

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