Hôpital extrêmement secret à Téhéran

Hôpital extrêmement secret à Téhéran

Une brève histoire de la mise en place de l'hôpital cardiologique Jamaran

Lorsque l'Imam Khomeini est retourné en Iran, il s’est installé pour un certain temps à l'école Alavi de Téhéran. Puis, lorsque la situation s’est améliorée, il est allé à Qom. Après quelques mois, un soir l’mam  Khomeini y a eu un trouble cardiaque. Il a été transféré à l'hôpital cardiovasculaire Shahid Rajaee, sur l’avenue Vali-e-Asr à Téhéran. Il y était hospitalisé pour quelque temps. Lorsqu’il est sorti de l'hôpital, les médecins lui ont dit : « avec votre âge et ces troubles cardiaques, on ne conseille pas le retour à Qum. Il vaut mieux rester à Téhéran ». L'Imam accepta.

Vers la fin de mai 1979, l'Imam est venu à Jamaran et s’y est installé. Quelque temps plus tard, certains responsables de l'équipe médicale de l'Imam Khomeini décident de mettre en place un hôpital à côté de son domicile. Certains étaient d'accord et certains ne l’étaient pas. Les opposants ont raisonné que l'Imam avait une vie très simple, et si on lui annonçait une telle décision, il serait certainement en désaccord. Parce que c’est pour lui qu’on allait construire un hôpital.

 

Alors, comment l'hôpital Jamaran a été construit ?

Les opposants de la construction d'un hôpital ont raisonné que, compte tenu du penchant de l'Imam pour une vie simple, si on construisait un hôpital, il serait certainement en désaccord. C’est pourquoi on a commencé à construire cet hôpital sans consulter l’Imam. 

C'était un hôpital extrêmement secret. Ceux qui étaient au Beit –maison de la direction- ne savaient pas qu’il s’agissait d’un hôpital. Même l'Imam, voyant parfois les travaux de construction, demandait lui aussi ce qu'ils faisaient. On lui répondait : « Nous allons construire une clinique pour les gardes qui surveillent ici ». Et l’Imam Khomeini qui aimait beaucoup les gardes, disait : « ce n’est pas grave, construisez-le ! ».

Quelles parties a-t-il et qu’est-ce qu’on fait là ?

Comme vous le savez, cet hôpital n'a pas un bon accès. Le bâtiment d'origine était petit et les autres parties ont été ajoutées plus tard. Par conséquent, après le décès de l’Imam, beaucoup de gens disaient qu’on doit fermer l'hôpital. À ce moment-là, le défunt Haj Ahmad a dit : « cet hôpital est l'une des lumières illuminées dans ce pays sous le nom de l'Imam. Essayez de garder allumée cette lumière ». Quoi qu'il en soit, avec ses ordres, l'hôpital reste à sa place et a continué son travail. Pourtant, il était spécialisé pour les problèmes cardiovasculaires.

Pour la chirurgie, il faut qu’un membre de la famille ou des proches donne la permission. Au cas de l’Imam, qui a donné cette autorisation ? L’Imam lui-même ? Monsieur Haj Ahmad ou les autorités de l’État ?

L’Imam lui-même. Monsieur Haj Ahmad s’occupait toujours de l’Imam. Je ne l’ai jamais vu endormi. Ce n’était qu’une heure ou deux qu’on ne le voyait pas là. Tous ces treize ou quatorze jours que l'Imam a été hospitalisé, il était présent à son chevet. Tous les affaires sont aussi réglées par lui, et par son avis direct. Surtout dans les derniers jours où l'Imam n'était pas lui-même très conscient, rien n'a été fait sans la permission de Monsieur Haj Ahmad. Tout était arrangé avec lui.

 Source : Harim-e Imam, n ° 117.

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