Un coup d’œil jeté sur la révolution divine-populaire de 1979

Un coup d’œil jeté sur la révolution divine-populaire de 1979

Outre son autorité religieuse, l'Imam Khomeini a également dirigé la plus grande révolution religieuse, répandue et populaire du siècle dernier.

Outre son autorité religieuse, l'Imam Khomeini a également dirigé la plus grande révolution religieuse, répandue et populaire du siècle dernier. En fait, la communauté internationale et le peuple d'autres pays le reconnaissent plutôt par cette caractéristique, c’est-à-dire, en tant que leader de la révolution islamique. Ici, nous n'avons pas l'intention d'aborder la question de la révolution, le pourquoi et le comment de celle-ci, nous nous contentons à une remarque, qui est d’ailleurs évidente et que tout le monde sait bien : la révolution islamique a influencé non seulement l'Iran, mais aussi le Moyen-Orient, et elle a même affecté les équations du monde entier et la politique internationale.

Ici, nous examinerons brièvement quelques-unes des caractéristiques du leadership de l'Imam pendant la révolution ; les caractéristiques qui, à côté des raffinements d’esprit et des capacités de la personnalité de l'Imam Khomeini, ont contribué à la mobilisation et à l'unification de la nation, aussi bien qu’à l’aboutissement des luttes contre le vieux système royal.

  1. Lutte civile et pacifique :

Dès le premier jour, l'Imam a commencé la lutte sous forme civile ; même dans les périodes les plus difficiles, il n'a pas accepté la lutte armée. Cette stratégie était non seulement rejetée de son point de vue jurisprudentiel, mais elle était très intelligente, du point de vue politique. Il n’y avait aucun doute que si l'Imam avait autorisé une lutte armée, non seulement beaucoup de sang serait coulé, mais aussi le résultat n’aurait pas été nécessairement la victoire définitive de la révolution (tout en préservant ses racines divines et populaires).

Même après le Vendredi Noir de 1978, alors que l’émotion du peuple a été débordé et on attendait un changement dans les méthodes révolutionnaires, le 14 octobre 1978, en réponse à la question du journaliste du Figaro qui a posé : « le temps n’est pas venu pour changer la stratégie de la lutte contre le régime du Shah ? », l’Imam a affirmé ainsi : « Même après le Vendredi Noir à Téhéran, qui a laissé tant de morts, on continue la même forme de lutte. Comme le monde le sait bien, notre message n'a pas été étouffé par la répression qui l’a visé, et ce soulèvement continuera avec la même méthode » (SAHIFEH-YE IMAM, vol. 4, entretien du 14 octobre 1978).

  1. S’appuyer sur le pouvoir du peuple

L'imam, dans le vrai sens du terme, s'appuyait sur le peuple et son pouvoir, et il a démontré ceci aussi sur le plan pratique. Rejeter les propositions de coopération étrangères et intérieures en témoigne bien. Il était indifférent envers les groupements et les partis politiques. En revanche, il prêtait une attention particulière aux gens ordinaires, surtout aux gens pauvres et sans domiciles et il les respectait. 

Le lien entre l'Imam et le peuple était une relation réciproque, fondée sur la confiance mutuelle. Selon une croyance fondamentale en pureté de la nature humaine, assumant la souveraineté de l’homme sur son propre destin et supposant un sens chez l’homme pour réclamer le droit et la justice dans la vie sociale en cas de leur infraction par les tyrans ou par la tromperie des démons, l’Imam avait foi en peuple. L'Imam Khomeini, dans de différents moments et dans de diverses prises de positions, a insisté sur sa confiance en peuple et sur l’attachement de la crédibilité, de l'acceptation des mesures révolutionnaires et de l'établissement du nouveau système au vote du peuple.

C’est ainsi que l’Imam a estimé le manque d'acceptation populaire du Shah et du régime de la monarchie comme facteur essentiel de l'absence de la légitimité du système avant révolutionnaire.

L'Imam était fondamentalement opposé à ce genre de méthodes qui préconisaient l'avancement des « révolutionnaires professionnels » ou la révolution d’un « parti ou groupe révolutionnaire » au nom du peuple et il ne reconnaissait comme révolution aucun mouvement et soulèvement qu’avec la participation massive et pacifique du peuple. C'est pourquoi, durant les années de sa lutte, il n'a pas recommandé ou approuvé la série d’actions qui ne pouvaient mobiliser ou organiser que quelques parties limitées de la société contre le régime. Mais, dans toutes les périodes, il a essayé de préparer la situation pour un soulèvement populaire spontané, à la suite d’une série d'activités informatives et préparatoires pour que la société arrive elle-même à se tenir au bord d'un soulèvement massif.

À cet égard, il a une belle interprétation de la volonté et du pouvoir du peuple : « Cette situation est devenue maintenant une situation ‘instinctive’ pour le peuple... le mouvement est émané du fond, il est jailli du fond du peuple. Personne ne peut dire qu’il est le mien... il n’y a aucune force qui puisse changer ainsi un peuple, c’est la main forte de Dieu…. C’est la main forte de Dieu et cela est émané du fond de la nation au commandement de Dieu (SAHIFEH-YE IMAM, vol. 2. P. 289).

  1. Adopter les enseignements de l'Islam

Dès l’avènement de l'ère musulman, nous n'avions pas de révolte ou de soulèvement comme la Révolution islamique d'Iran, dans lequel l'Islam et ses enseignements originaux aient joué un tel rôle dans la promotion de la révolution. Et cela est dû à l’un des arts de l'Imam Khomeini qui, dans un contexte fourni par l’islam et tout en adoptant les valeurs et les enseignements de la religion, a unifié les peuples autour de cet axe et les a préparés au soulèvement. Sur ce point, l’opinion de l’Imam est bien claire : « La voie de la libération de chaque nation du clan colonial est la religion, qui est enracinée dans les profondeurs des âmes de cette nation » (SAHIFEH-YE IMAM, vol. 3. pp. 422.423), ou : « le pays ne sera sauvé du danger qu’avec l’école musulmane et le slogan islamique » (SAHIFEH-YE IMAM, vol. 3. P. 361). « Le mouvement sacré récent en Iran est à cent pour cent islamique et ne devrait pas être infecté » (SAHIFEH-YE IMAM, vol. 3. pp. 432-433). « Votre mouvement n’est que pour Dieu, pour que les commandements de Dieu se réalisent. Vous n'avez pas l’intention de gagner quelque chose... vous voyez seulement que la religion de Dieu est en danger… » (SAHIFEH-YE IMAM, vol. 5. pp. 166-169).

  1. Patience et tolérance : un mouvement mesuré et progressif

Ne pas être précipité et éviter toute hâte faisaient partie des caractéristiques importantes de la direction de l'Imam. En dépit du fait qu’il constatait depuis plusieurs années avant 1962, la dictature, l'oppression et la corruption du système dominant, mais avec la prévoyance et la compréhension de la situation, il a attendu pour voir la situation relativement prête en 1962, et puis il a levé l'étendard de la protestation et du soulèvement. De même, après cela, il a attendu pendant 15 ans en exil et ne s'est jamais soumis devant les diverses tentations, dont la lutte armée et violente, pour accélérer la révolution, et dirigea l’immense mouvement du peuple avec sérénité, modération et confiance en Dieu.

En fait, l'Imam avait établi un bon équilibre entre les deux éléments nécessaires pour la lutte, c’est-à-dire « la dynamique nécessaire à la lutte » et « la capacité du peuple et des combattants », et avec le temps, il a accéléré le rythme et intensifié la force des combats, en même temps qu’il prenait soin pour que cette intensité soit en concordance avec l'augmentation de la capacité et de la motivation du peuple révolutionnaire et les convertis qui se joignaient aux rangs de la révolution, sinon le mouvement aurait été détérioré et aurait tenté à un compromis ou supprimé en isolement et sans protection avec la perte de ses associés. De la même manière, l'accélération imprudente aurais abouti également au même résultat.

L’autre aspect de la patience de l'Imam doit être recherché dans la patience qu’il montrait dans les deuils et les désastres, de la tragédie de perte de son fils pendant la lutte jusqu’à la perte des amis proches, des enfants et des martyrs de la révolution et de la défense sacrée, pour qui son cœur a souffert comme pour son propre enfant, mais il a tout toléré patiemment.

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