France: un 14 juillet pas comme les autres à Nice

France: un 14 juillet pas comme les autres à Nice

En France de nombreux Niçois qui ne souhaitaient pas rester dans la capitale azuréenne pour la journée de commémoration des attentats du 14 juillet 2016 ont expliqué leurs raisons.

Colère, tristesse... Tous ces sentiments qui se mélangent poussent certains niçois à vouloir quitter la ville en ce jour de triste anniversaire. Un an après la terrible nuit d'horreur qui a emporté 86 vies, des cérémonies de grande ampleur ont été organisées. Le président français monsieur Emmanuel Macron sera présent avec deux autres anciens présidents, à savoir monsieur Nicolas Sarkozy et monsieur François Hollande.
De nombreux Niçois ont toutefois déjà prévu de déserter les lieux. Certains souhaitent quitter la ville « par pure décence et excès de souffrance» comme ils l’ont expliqué.
Certains se sont offusqués de l'ampleur des cérémonies alors qu’ils souhaitaient à la base une cérémonie plus sobre. Pour d'autres cela relevait plutôt d’une question de bien-être. Un important dispositif de sécurité avait en effet été mis en place, avec le stationnement interdit, la circulation bloquée, les plages fermées, ect. La ville avait été placée durant plus de 24 heures sous haute protection.
Certains évoquaient encore leurs souvenirs douloureux. Certaines personnes qui n’étaient pas niçoises ont également exprimé leur mécontentement, préférant même parfois zapper la cérémonie d'hommage diffusée à la télévision pour allumer une bougie en signe de commémoration, parce que leur avis était que de grands remous tels que ceux-ci n’étaient pas nécessaires pour exprimer de vrais sentiments. Par ailleurs, la marche baptisée « Marche des musulmans contre le terrorisme » qui aurait dû s’achever le jeudi 13 juillet à Nice, a finalement été annulée pour raison de sécurité. Cette délégation de musulmans était en effet partie le 8 juillet dernier de Paris et avait fait une pause dans chacune des villes d’Europe touchées par le terrorisme, à savoir Berlin, Bruxelles, Saint-Étienne-du-Rouvray, Londres, Montauban et Toulouse. La délégation n’avait pas pu terminer son périple sur la promenade des Anglais à Nice comme prévu en mémoire des 86 vies fauchées il y a un presque an jour pour jour, cette dernière étape ayant aussi été annulée pour raison de sécurité. Les forces de l’ordre ont effectué la veille des commémorations du vendredi 14 juillet à Nice un travail de reconnaissance sur le terrain, et elles ont installé un dispositif de haute sécurité pour la venue du Président Macron.

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