La Théorie du Velayat-e- Faqih

Question :

Les preuves rationnelles sur la théorie du Velayat-e Faqih (L’expression du pouvoir légal et la souveraineté juridique de la personne religieuse remplissant les conditions requises, laquelle est considérée comme le prolongement de la mission des Imams descendants et successeurs du Prophète (Paix et Bénédiction de DIEU sur lui et sa Famille)) qui ont été présentées par l’Imam Khomeini (Que DIEU le bénit) sont-elles politiques, philosophiques, ou théologiques?


Réponse :

Le principe du Velayat-e Faqih repose sur des raisons rationnelles et sur des arguments d’autorité (L’argument d’autorité consiste à citer une personne qui fait autorité, pour renforcer ou valider un argument, ou pour faire office d’argument, il s'appuie sur le prestige ou la compétence de son auteur pour se faire admettre), et en réponse à cette question nous étudierons ici brièvement ses motifs purement rationnels. Compte tenu de la nécessité de l’existence du gouvernement pour garantir les besoins sociaux et prévenir des péchés, du chaos, de la corruption (Al-Fasâd), et des conflits, et compte tenu aussi de la nécessité d’appliquer les règles sociales de l’Islam, et du fait même qu’elles étaient inappropriées à l’époque du Messager (Que la Prière et le Salut de DIEU soit sur lui et sur sa Famille) comme à celle des Imams (Que la Paix de DIEU soit sur eux), le Velayat-e Faqih peut être prouvé en deux exposés :

A. Selon la règle de logique, lorsque l’acquisition de l’intérêt général n’est pas possible au niveau recherché et idéal, il faut assurer le degré le plus proche de ce niveau. Donc en fonction de cette règle de logique, lorsque les gens sont privés des bienfaits du Gouvernement du Prophète (Que la Prière et le Salut de DIEU soit sur lui et sur sa Famille) et des Imams (Que la Paix de DIEU soit sur eux), il faut passer à l’étape suivante, c’est-à-dire qu’il faut agréer le gouvernement de celui qui est le plus proche du Cher Prophète (Que la Prière et le Salut de DIEU soit sur lui et sur sa Famille) et des Imams immaculés (Que la Paix de DIEU soit sur eux), et cette contiguïté se concrétise dans trois impératifs fondamentaux : 

1 : La connaissance des Commandements généraux de l’Islam (Al-Feghahat (Jurisprudence))

2 : La compétence intellectuelle et la Moralité (Al-Taqwâ (La Piété))

3 : L’efficacité et l’aptitude au poste de Direction de la société

B. Le deuxième exposé, c’est le fait que la tutelle sur les biens, les réputations, et les âmes des gens soit personnellement et par nature un privilège et une souveraineté divine, et il est clair qu’elle ne sera logiquement transférable et légitime, qu’avec la Nomination et la Permission de DIEU Le Très-Haut. En fonction de cette règle, les chiites croient que ce pouvoir légal a été donné après Lui au Prophète (Que la Prière et le Salut de DIEU soit sur lui et sur sa Famille) et aux Imams infaillibles (Que la Paix de DIEU soit sur eux), mais à l’époque où les gens ont été de facto privé de l’existence d’un Guide infaillible, soit nous devrions prendre l’engagement du renoncement de DIEU Le Très-Haut vis-à-vis de l’application des règles sociales de l’Islam, ou alors nous engager à ce que l’autorisation de ses règles soit donnée à celui qui est le plus compétent de tous et le plus proche de Lui (Le plus proche degré du niveau souhaité), de sorte que le ''Tarjih Marjuh'' (Prévalence de ce qui n’est pas préféré), le ''Naqd Gharad'' (La critique de l’objectif), et le ''Khilâf Hikmat'' (Le désaccord sur la sagesse) ne s’imposent pas. Par conséquent, compte tenu de la déficience de la première supposition, la deuxième hypothèse est établie, et à ce sujet c’est le ''Faqih Jame’ al-Sharayat'' (Juriste musulman, spécialiste du Fiqh (Jurisprudence islamique) qui remplit toutes les conditions, c’est-à-dire les trois impératifs mentionnés dans la partie A.) la personne la plus compétente, qui connait le mieux les commandements de l’Islam, qui offre les plus grandes garanties morales pour son application, et qui est aussi le plus expérimenté pour assurer l’intérêt supérieur de la société et administrer les affaires publiques. 


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