Quel regard l’Imam Khomeini (Que DIEU le bénisse) porte-t-il sur la Déclaration universelle des Droits de l’homme?

Question :


1. Quel regard l’Imam Khomeini (Que DIEU le bénisse) porte-t-il sur la Déclaration universelle des Droits de l’homme ?                                                                                                             


Réponse :

L’un des termes les plus utilisés dans l’œuvre sublime du grand Imam Khomeini (Que DIEU le bénisse), et qui abonde dans ses différents ouvrages, aussi bien de philosophie (Falsafa), de gnose mystique (Irfân/ Désigne la discipline de la Connaissance mystique dans l'Enseignement religieux, et qui s’apparente à la Gnose chez les chrétien), d’Ethique islamique (Akhlâq), de Jurisprudence (Fiqh), que de Politique (Siyâsi), c’est le terme ''Haqq'' (Droit), son pluriel ''Hoqouq'' (Droits) et les dérivés de sa racine. Et lorsque nous étudions ces mots dans son œuvre, les droits humains semblent visiblement inclurent : les femmes, les enfants, et même les droits des animaux, qui tenaient l’un et l’autre une place si élevée dans sa pensée, qu’il agréait tout mouvement dirigé non seulement vers eux, mais aussi en direction d’individus dénués de sentiments religieux. Il approuvait donc par principe la Déclaration universelle des Droits de l’homme, et il savait qu’il s’agissait là d’un pas important pour améliorer le comportement des hommes d’Etat, mais il avait aussi deux réserves. L’une d’entre elles concernait la possibilité d’y trouver des contenus non conformes avec certains des commandements religieux. Et manifestement, les penseurs du monde de l’Islam qui devaient s’efforcer d’effectuer ce travail de comparaison ne s’y étant pas clairement déclarés favorables, c’est à travers l’étude de ses traces dans ce domaine que ce sujet très important a pu être extirpé.                                                                  

Sa seconde réserve, c’est qu’il savait que l’importance des Droits de l’homme permettait aux puissances arrogantes de légitimer leur ingérence dans les affaires intérieures des pays islamiques mais aussi des pays pauvres, et il croyait que les Droits humains pour ces puissances n’étaient pas un sujet important de discussion, mais juste un prétexte, et que pour arriver à leur fin, sous couvert du feu des critiques des organisations internationales qui avaient placé la question des Droits de l’homme au cœur de leur agenda, ils espéraient attirer d’avantage les regards dans cette direction. Pour l’Imam Khomeini (Que DIEU le bénisse), aussi longtemps que le droit de veto qui était selon lui pire que la loi de la jungle existerait en faveur de cinq puissances, supplantant ainsi les droits des autres puissances, les Droits de l’homme n’auraient pas leur place dans une structure intégrant un tel système. Bien que l’étude du regard de l’Imam Khomeini (Que DIEU le bénisse) sur la Déclaration universelle des Droits de l’homme ait besoin d’un livre indépendant et détaillé, une partie de son discours à l’assemblée des religieux (Le 29 Bahman 1356 de l’Hégire solaire/ 18 février 1978 du calendrier grégorien) sur les crimes du Shah, et sur les revendications à l’égard des Droits de l’homme, suggère l’existence d’une opinion favorable de sa part à l’égard du principe même de Déclaration universelle des Droits de l’homme, mais aussi d’un avis très négatif envers les Etats qui l’ont signé et qui ne l’appliquent pas. (Sahifeh-ye Imam, vol.3, p.332)

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