Jamaran — Évoquant les développements actuels dans le détroit d'Ormuz, le général Safavi a souligné que ce qui se joue aujourd'hui dans cette région s'inscrit dans le prolongement direct du plan conçu il y a quinze ans — preuve, selon lui, de la clairvoyance et de la sagesse du Guide, qui anticipait dès quatorze à dix-neuf ans en arrière que le détroit d'Ormuz servirait un jour d'instrument de puissance.
C'est dans un extrait de l'émission télévisée « La Dernière Rencontre » (Akharin Didar), diffusée par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, que l'assistant et haut conseiller du commandant en chef des forces armées a fait état de l'élaboration de ce plan global, ordonnée directement par le Guide martyr de la Révolution.
Un plan complet rédigé en un mois, du golfe Persique à la mer d'Oman
« En 1390 [2011], le Guide martyr m'a convoqué en qualité d'assistant et haut conseiller et m'a demandé si je pouvais présenter un plan de fermeture du détroit d'Ormuz », a relaté le général Safavi. « Lorsque je lui ai demandé de combien de temps je disposais, il m'a répondu : trois mois. Mais en un mois seulement, avec le concours du général Fadavi — alors commandant de la marine —, du général Hajizadeh — commandant de la force aérospatiale — et du général Salami, j'ai préparé un plan complet couvrant le golfe Persique jusqu'à la mer d'Oman. »
Ce document de dix à quinze pages, a-t-il précisé, a été soumis au Guide avant d'être transmis à l'état-major général des forces armées ainsi qu'à feu le docteur Pirzad.
Le haut gradé a insisté : les événements actuels dans le détroit d'Ormuz ne sont pas improvisés, mais constituent la mise en œuvre de cette planification vieille de quinze ans, fruit d'une vision stratégique de long terme.
« Le fil invisible qui relie le cœur du Corps au cœur du Guide ne s'est jamais rompu »
Retraçant l'évolution du Corps des Gardiens au fil des dernières années, le général Safavi a poursuivi : les générations se sont succédé au sein du Corps, les équipements se sont métamorphosés et le champ de bataille s'est étendu, des tranchées de la Défense sacrée jusqu'aux eaux lointaines et au ciel de la région. « Mais ce fil invisible de confiance et de sens de la responsabilité qui relie le cœur du Corps au cœur du Guide ne s'est jamais rompu. Ce lien, éprouvé au fil des années et dans les épreuves les plus rudes, a toujours constitué le socle des grandes avancées de cette force. »
Le général a conclu par un rappel : « En 1376 [1997-1998], nous disposions de 2 000 missiles. Le Guide a alors déclaré que 2 000 missiles étaient insuffisants et qu'il fallait atteindre plusieurs dizaines de milliers de missiles, pour tenir plusieurs mois de guerre. »