L’attitude de l’Imam face à la commémoration des souffrances du Maître des martyrs (as)

L'imam Khomeiny était de ces hommes pour qui le ton d'un sermon — qu'il soit doux ou amer, mélancolique ou léger — importait peu. Mais dès que la parole se tournait vers le martyre de la famille du Prophète, tout changeait.

ID: 86096 | Date: 2026/06/14

Selon le portail Imam Khomeiny, la proximité à Dieu façonne aussi la sensibilité du cœur. L'imam Khomeiny, homme de foi au cœur tendre, voyait cette délicatesse intérieure se révéler plus que jamais lorsqu'il était question des Imams. Le regretté Ali Davani a raconté cet épisode en ces termes :


« J'ai souvent vu l'imam assister à des séances de deuil (rowzeh en persan), organisées tantôt chez des religieux, tantôt à la mosquée près du sanctuaire de la dame Massoumeh (s). Tous les présents réagissaient aux propos du prédicateur selon leur propre sensibilité : certains souriaient, d'autres riaient franchement, beaucoup hochaient la tête, émus par les passages tragiques, et pleuraient à voix basse ou en sanglots. L'imam, lui, restait toujours calme et impassible, se contentant d'écouter — au point que cette retenue surprenait véritablement tous ceux qui l'observaient.


Mais dès que venait le moment d'évoquer le martyre de la famille du Prophète, l'imam sortait son mouchoir de sa poche et se mettait à pleurer, involontairement, laissant couler ses larmes. Je l'ai même vu, parfois, presser son mouchoir contre sa bouche tout en écoutant le prédicateur ou le récitant, tandis que de grosses larmes continuaient de couler, l'une après l'autre, de ses yeux.


On peut dire que la patience et l'endurance de l'imam face aux événements et aux épreuves de la vie dépassaient celles de tous les autres — mais ses larmes pour la tragédie des Ahl al-Bayt (famille du prophète) les dépassaient tout autant. »


 


Extrait de « Berdacht-ha-yi az Sireh-ye Imam Khomeiny » (Aperçus de la conduite de l'imam Khomeiny), vol. 3, p. 30-31.