Imam Mohammad al Baqir 

L'Imam al Baqr(p) vécut 35 années au côté de son père Zayn al-abidine(p) et resta 18 ans Imam des musulmans par la suite. 

ID: 52590 | Date: 2018/03/19

L’Imâm (p) vivait dans tous ces états avec Dieu. Il L’évoquait même lorsqu’il se trouvait en pleine conversation avec ses compagnons. Il rassemblait ses enfants et, jusqu’au lever du soleil, il leur recommandait de lire le Coran et d’évoquer Dieu, choses qui étaient toujours présentes dans sa vie active et dans sa ferme à Médine où il travaillait lui-même comme le faisaient tous les autres Imâms.


L'Imam al Baqr(p) vécut 35 années au côté de son père Zayn al-abidine(p) et resta 18 ans Imam des musulmans par la suite. 
Il fut tout comme ses prédécesseurs un modèle parfait sur tous les plans et maîtrisa toutes les épreuves également, son mode de vie était simple à une époque où la luxure avait englouti tous les notables arabes, ce qui rajoute une excellence particulière à son détachement du matérialisme régnant. 
Il tenait également comme ses prédécesseurs à travailler lui-même, par ses propres mains dans les champs. C'est certainement afin de donner l'exemple à tous les musulmans de l'époque qui devenaient oisifs et paresseux. 
Les Ommeyades  avaient propagés certaines valeurs sociales qui tentaient de convaincre que le travail manuel des notables arabes portait atteinte au rang de ceux-ci. L'Imam(p) fut toujours en opposition avec cela et montrait donc le bon exemple.


‘Ali Ibn al-Munkadir disait : Je suis sorti à Médine par une journée où il faisait très chaud et j’ai vu Muhammad Ibn ‘Ali al-Bâqir (p) qui, corpulent, travaillait et transpirait fort. Je lui ai dit : ‘Comment se fait-il qu’un vieux Qurayshite sorte pour faire des gains alors qu’il fait si chaud ? Qu’aurais-tu fait si la mort te surprendrait en cet état’ ? Il s’est arrêté et m’a répondu : ‘Je suis sorti pour chercher mes subsistances pour moi-même et pour ma famille, chose que Dieu aime et qui m’épargne la peine d’avoir besoin de tes semblables. Quant à ce que tu dis au sujet de la mort qui pouvait me surprendre à un moment où je suis en obéissance à Dieu, ce qui me fait peur c’est d’être surpris par la mort à un moment où je suis en désobéissance à Dieu ».


L’Imâm (p) apprenait aux gens les manières de se comporter les uns envers les autres :


« Dites aux gens le meilleur de ce que vous vous aimeriez entendre dire à vous mêmes, car Dieu déteste celui qui maudit les croyants, qui les insulte et les accusent en faux, Il déteste celui qui est insolent et indécent ainsi que celui qui demande et s’obstine à demander, mais Il aime celui qui est magnanime et vertueux ».


En outre, l’Imâm (p) insistait sur la nécessité de distinguer le faux du vrai parmi les Traditions attribuées au Prophète (P) et aux Imâms (p) et ce en les examinant à la lumière du Coran, en faisant que le Coran soit « la balance » qui détermine leur vérité ou leur fausseté :


« Accepte toute Tradition compatible avec le Coran qu’elle soit rapportée par une personne charitable ou par une personne immorale, et n’accepte pas toute Tradition incompatible avec le Coran qu’elle soit rapportée par une personne charitable ou par une personne immorale ».


Le Coran est la mesure et la balance car Dieu, le Très haut, dit : ((Une lumière et un Livre évident vous sont venus de Dieu)) (Coran V, 15), le Coran étant la lumière qui éclaire ce qui n’est pas lui et ne peut point être éclairé par ce qui n’est pas lui.


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